Depuis la naissance de mon fils en 2005, et par conséquent mon premier congés parental, je me pose de sérieuses questions concernant sa mise en place et ses conséquences sur la vie professionnelle d’une maman. N’est il vraiment pas possible de concilier vie famliale et vie professionelle ?
Nicolas Sarkozy se penche actuellement sur la question et voilà ce qui en ressort.
Il a souhaité vendredi la mise en place d’un «congé parental plus court», au cours d’un discours prononcé devant un parterre d’associations familiales réunies à l’Elysée. «Les congés parentaux sont parfois à l’origine d’un immense gâchis», a déploré Nicolas Sarkozy. Selon lui, le système jusqu’ici mis en place ne fonctionne pas, que cela soit pour les femmes elles-mêmes, pour leurs familles ou encore plus largement pour la société. A l’heure actuelle, il est possible de s’arrêter de travailler dès le premier enfant pendant six mois et à partir du deuxième jusqu’à ses trois ans, tout en continuant à être en partie rémunéré. Depuis 2006, il est également possible de ne s’arrêter qu’un an à partir du troisième enfant, mais en étant cette fois mieux rémunéré.
Extrait du discours de Nicolas Sarkozy le 13 juin devant le congrés «un congé parental de longue durée, c’est une rupture dans un parcours professionnel, qui peut se traduire par une diminution des chances de progresser dans la carrière», pour la famille, «c’est un salaire en moins, du pouvoir d’achat qui diminue» pour la société, «ces dispositifs maintiennent en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque année». «La maternité est une formidable aventure humaine, ce n’est pas une sanction (…). Mais l’arrêt de travail ne doit plus être une solution par défaut pour les familles».
Pour moi le congés parental est une parenthèse enchantée pour les mamans comme les enfants mais malheureusement au terme se pose de réelles difficultés :
- reprise à temps plein, rien ne garanti que l’entreprise acceptera un temps partiel
- sur un poste équivalent mais pas forcément identique
- remise à niveau INDISPENSABLE car aucun lien entre l’entreprise et le salarié durant le congé
- procéssus de carrière clairement interrompu
- minoration de la retraite…
Il est temps de revoir la copie et de moderniser ce système.
Par exemple, en Norvège, on incite les pères à prendre un congé parental en leur réservant l’exclusivité d’une partie de cette période (si le père ne la prend pas, elle est perdue) ou encore en Italie on allonge la durée du congé si le père l’utilise.
En Allemagne, au terme des trois ans de congé parental, le salarié a la garantie de retrouver un poste équivalent et de reprendre s’il le souhaite à temps partiel en choisissant lui même ses horaires.
Bref, il n’y a pas de modèle idéal, mais il y a réellement matière à réflexion. Il faudrait tenir compte de la diversité des familles, toutes n’ont pas les même besoins, toutes n’ont pas le même profil professionnel, les même revenus…
J’attends avec impatience de connaitre le contenu de cette réforme, je vous tiendrais au courant des nouveautés.
A bientôt.
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Durant plusieurs mois, les médias nous ont inondé de mise en garde sur les biberons qui contiennent du Bisphénol A. Les principales accusations étant que le Bisphénol A peut causer : un dérèglement hormonal, cancer du sein et de la prostate, puberté précoce chez les fillettes, déficit de l’attention et hyperactivité, obésité.
Voici quelques articles qui mettent en garde les mamans contre le Bisphénol A ici et ici.
Pour ceux qui est de la vérité, je vous conseille de vous rendre sur le site de la EFSA : Autorité européenne de sécurité des aliments.
LES BIBERONS SONT SANS DANGER !!!
Interdit dans la composition des biberons en plastique au Canada, le Bisphénol A est disculpé par les autorités sanitaires américaines et européennes. Elles ont estimé qu’aux doses utilisées, il ne présentait aucun risque pour la santé des bébés.
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Je désire depuis longtemps écrire cet article… Je voudrais par ma rédaction, informer les jeunes mamans sur les aides dont elles disposent, mais surtout faire réfléchir tout le monde sur des faits choquants…
Le saviez vous ? :
- Chaque années les ventes de téléviseurs écrans plats et autres produits hiht tech, explosent la semaine où la prime de rentrée scolaire est versé par la CAF !!!
Les allocations destinées aux enfants sont trop souvent utilisées par les parents à mauvais escient.
Voici un petit récapitulatif des aides accordés aux parents :
1) La prime à la naissance : 863,79 €
Cette prime est versée en vu de la préparation de l’arrivée du bébé. Pour permettre d’acheter tout le nécessaire à l’accueil d’un nouveau né.
Voici l’estimation que j’ai pu faire en partant sur des produits d’entrée de gamme accessibles à tous sur www.auchan.fr :
- Une poussette : Bambisol TRAVEL de la naissance à 15 kilos + siège auto 0+ de la naissance à 13kg.
= 169,90 euros
- Le siège auto qui prendra le relais de la coque : Nadia Beline de 9 à 36 kilos groupe 1/2/3.
= 79,90 euros
- Un transat : Trottine Welcome.
= 29,90 euros
- Une chaise haute qui prendra le relais du transat : Chaise bébé Zoomi Winnie multipo jusqu’a 15kg.
= 124,90 euros
- Un plan à langer : Table à langer + baignoire Atlantis par Brevi.
= 74,90 euros
- Un lit : Lit en bois massif Abeille de l’atelier T4, de la naissance jusqu’à 4 ans.
= 69,90 euros
- Un matelas : Matelas droit, marque Auchan.
= 24,90 euros
- Un lot biberons : Avent Kit nouveau né.
= 24 euros
Pour le matériel de puériculture de base nous en somme à : 598,30 euros
Pour les vêtements je me suis rendu sur www.kiabi.com
- Le lot de 4 bodies : 4,99 euros, je pense qu’il en faut 2, donc = 9,98 euros.
- Le pyjama en velours fantaisie : 3,99 euros, on en prend 8, donc = 31, 92 euros.
- Des chaussettes, le lot de 5 paires = 3,99 euros.
- Une combinaison chaude pour les sorties = 19,99 euros.
- Une gigoteuse pour la nuit = 9,99 euros
- Un lot de 5 bavoir imprimés : 5,99 euros, il en faut au moins 2, donc = 11,98 euros
Pour le kit habillement naissance nous en sommes à : 87,85 euros
Avec tout cela j’arrive à 686,15 euros contre les 863,79 euros versé par la CAF.
Ce qui laisse largement la marge pour quelques achats superflus ou de confort pour le petit bout de choux qui arrive !
Avez-vous l’impression que tout les enfants que vous voyez autour de vous disposent de tout ce que je viens d’ énumérer ???
En tous cas, ils devraient…
2) Parlons maintenant de l’allocation de base : 172,77 €
Cette allocation est versé chaque mois aux parents, de la naissance au 3 ans de l’enfant.
Elle est censé servir à acheter les produits quotidiens nécessaires au bien être de l’enfant. Mes estimation on été réalisé à partir du site www.auchandirect.fr
- Les couches : Pour un bébé la moyenne est de 5 ou 6 couches par jours, ce qui donne une moyenne de 150 couche par mois. Une couche Pampers Baby Dry coûte 0,29 cts, une couche Auchan coûte 0,22 cts. Je pense qu’il n’y a pas de comparaison à faire entre une couche de marque et une couche bas de gamme. Pensez juste que votre enfant à les fesses enfermées dedans toute la journée et toute la nuit et que la moindre des choses serait qu’il s’y sente bien ! Pour ces raisons je choisirais les couches Pampers pour mon estimation. Donc 150 X 0,29 = 43,50 euros de couche par mois.
- Le lait : Les boites de lait maternisé coûte toutes entre 10 et 20 euros, je vais donc prendre un milieu de gamme à 15 euros pour mon estimation. La quantité de lait étant très variable d’un bébé à l’autre, je prendrais toujours la donné maximum. Pour du lait premier age ( bébé de 0 à 6 mois) nous allons compter au maximum 1 boite pour 5 jours donc 6 boite pour un mois : 6 X 15 = 90 euros de lait par mois.
- Les produits de toilettes : Un gel lavant corps et cheveux 750ml « Cadum » = 6,29 euros (en réalité avec ce gel de 750 ml on peut faire au moins 3 mois en donnant un bain à son bébé tous les soirs!). Un boite de sérum physiologique 3,32 euros. Une crème pour le change 2,50 euros. Des lingettes Pampers Sensitive (idem que pour les couches, éviter les bas de gamme) 2,99 euros le paquet, il faut en compter 4 donc 11,96 euros. Soit 24, 07 euros de produits de toilette par mois.
- Les vêtements : En sachant que les bébés ne changent pas de taille tous les mois (sauf Thomas!!!) je pense que ce qui reste est suffisant pour l’achat de quelques vêtements…
J’arrive à un total de 157, 57 euros, en considérant biensur que le bébé est changé 5 fois par jours avec des lingettes Sensitive et porte des couches Pampers !!!
Est-ce le cas de tous les bébés que vous voyez autour de vous ???
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Le maternage désigne l’art de s’occuper d’un enfant à la manière d’une mère.Cela sous-entend d’une part, que la manière de faire d’une mère diffère de celle de toute autre personne amenée à s’occuper d’un enfant qui n’est pas le sien. On sait bien que personne n’est plus habilitée que la mère biologique à interpréter les signaux de son nouveau-né et à y répondre adéquatement. Cela sous-entend aussi que le maternage est inscrit biologiquement en chaque mère. C’est ce qu’on appelle communément l’instinct maternel.
A l’image de tous les mammifères, nos bébés sont conçus dans nos ventres, y grandissent grâce au travail du placenta et naissent en en sortant reliés par un cordon ombilical, totalement immatures et dépendants des soins qui vont leur être procurés. De même, le corps de toutes les mères élabore, à leur insu même, les différentes hormones qui entrent en jeu à la naissance chez tous les mammifères.
Mais l’espèce humaine, plus évoluée, a développé un néo-cortex impressionnant qui enveloppe notre cerveau limbique, plus primitif et plus « animal ». C’est pourquoi, influencés par notre culture occidentale qui privilégie la séparation d’une part, et par le savoir scientifique survalorisé d’autre part ; nous pensons parfois ne plus être doté d’instinct et ressentons fortement le besoin d’un mode d’emploi pour s’occuper de notre bébé. Nous avons été préparés à jouer à la poupée. On nous a enseigné qu’il faut donner à l’enfant son biberon à boire, lui changer sa couche, et le recoucher dans son berceau. On ne nous a pas enseigné qu’il avait besoin de contact, de présence, de chaleur humaine et d’échanges, avec ou sans paroles. Certaines d’entre nous le savent, d’autres ne savent pas qu’elles le savent…
Des êtres de lien…
Nous sommes des êtres de lien puisque nous naissons reliés à notre mère, mais aussi parce que nous restons dépendants des soins procurés par les autres pendant de longues années, et enfin parce que nous passons notre vie à créer des liens avec les autres. Nous savons bien maintenant que le premier lien, élaboré par force avec cette mère à qui nous naissons re-liés, est déterminant car il influence tous ceux que nous aurons ensuite.
La naissance est la sortie de l’utérus maternel symbolisée par la rupture du cordon ombilical, mais elle n’est pas pour autant la rupture du lien biologique avec la mère puisque le corps de la maman se prépare alors, à l’insu même de sa volonté, à fabriquer le lait qui va nourrir l’enfant. La nature n’a donc pas prévu que le lien cesse à la naissance, mais qu’au contraire il se prolonge, en évoluant d’un lien mère-bébé qui s’effectue à l’intérieur du ventre, par l’intermédiaire du placenta, vers un lien mère-bébé qui s’effectue à l’extérieur du ventre, par l’allaitement maternel. Le bébé de l’humain naît particulièrement inachevé à cause de la grande taille de sa tête à 266 jours d’âge foetal qui rend la naissance nécessaire à ce moment-là. En effet, dans la première année de vie, son cerveau va doubler de volume pour atteindre 66 % de sa future taille adulte. Le petit de l’homme va devoir compléter après sa naissance le développement et la maturation que les autres mammifères ont pu faire avant de naître. Il ne sera capable de ramper que …266 jours plus tard environ. On peut donc dire que la gestation humaine ne s’arrête pas avec la naissance, pas plus que la vie ne commence à ce moment-là qui n’est qu’une série de transformations fonctionnelles très importantes qui permettent au nouveau-né de passer d’une relation interne à une relation externe avec la mère qui est la mieux préparée à répondre à tous ses besoins. L’allaitement au sein et le maternage sont donc le prolongement naturel de la grossesse qui sont nécessaires pour le développement optimal du futur individu.
Selon les espèces et leur mode de vie sociale (en couple ou en groupe), les mammifères ont développé des laits très différents pour répondre aux besoins spécifiques de l’espèce. Ainsi il y a les animaux à caches qui laissent leur portée de bébés au fond d’une tanière de longues heures pendant que la mère, qui s’occupe seule de ses enfants, va chercher de la nourriture. Cela ont un lait très riche en protéines, qui permet aux petits de patienter le temps nécessaire. Le lait humain, à l’inverse, est pauvre en protéine et riche en graisse, et totalement digéré en moins de deux heures, car il est conçu pour que des bébés constamment portés par leur mère se nourrissent fréquemment à volonté, comme le font nos plus proches cousins que sont les grands singes.
Drôles de primates que les humains, qui se comportent avec leur progéniture comme le font les espèces nidicoles qui nourrissent régulièrement l’oisillon laissé au nid…
Une situation spécifique et nouvelle
Or de nos jours, dans les sociétés occidentales et les pays dits industrialisés, la persistance du lien biologique par l’allaitement maternel est rare et très courte, en raison de l’existence et de la banalisation de substituts capables de faire grandir (et surtout grossir) les bébés.
Ces substituts sont le résultat d’une évolution à la fois technologique, culturelle et commerciale. Ils ont certes sauvé des vies lors de leur mise au point à la fin du 19ème siècle, en réduisant la mortalité qui découlait de la mise en nourrice et des abandons d’enfants (deux situations qui résultaient de l’industrialisation du travail et des sociétés), mais il est important de savoir qu’aujourd’hui ces substituts en tuent de nombreuses. L’Unicef estime en effet que chaque année, 1 million 500 000 enfants meurent du fait de ne pas avoir été allaités, et cela ne concerne pas que les pays en voie de développement. Dans les pays industrialisés, 4 enfants sur 1 000 décèdent faute d’avoir été allaités. La précocité de l’arrêt de l’allaitement réduit par ailleurs les chances de survenue d’attitudes maternantes comme le portage ou le co-dodo.
Des différences fondamentales
Le lait maternel est un liquide unique, irremplaçable, totalement adapté à l’espèce humaine, riche en élements vivants que nous ne savons pas synthétiser, dont la composition évolue en permanence, au fil des tétées, de la journée, des semaines et des mois, en qualité comme en quantité, pour s’adapter aux besoins spécifiques de chaque bébé. Les substituts industriels ne sont que de pâles copies, constants en goût comme en composition, préparés à partir du lait d’une autre espèce (la vache) porteuses d’informations (hormones de croissance, nature des protéines, etc…) très différentes et adaptées à l’espèce bovine, manipulées et préparées industriellement. Le recours à ces substituts occasionne mortalité et morbidité des enfants (qui sont en moins bonne santé, plus souvent et plus gravement malades), cancers maternels, pollution et dépenses inutiles.
Mais le choix de l’alimentation du nouveau-né détermine aussi le mode d’administration. Les substituts du lait maternel ont pour corollaire l’alimentation au biberon. Et là aussi ils sont dommageables car ils vont dans le sens de la séparation précoce d’avec la mère (« le père peut donner le biberon » est souvent présenté comme un avantage) nuisible à la naissance du maternage. Le lait maternel donné au sein rend la mère indispensable (c’est d’ailleurs ce qu’on lui reproche souvent) et ceci la valorise et la rend fière (« il ne se nourrit que de mon lait ») à condition que son entourage la soutienne dans ce choix. L’allaitement au sein favorise l’attachement maternel par la répétition des tétées qui sont de nombreux moments d’échanges où tous les sens sont sollicités, ce qui n’est pas du tout le cas avec le lait industriel donné au biberon. Cet échange multisensoriel procure une intense satisfaction à l’enfant et à sa mère, aidés en cela par les endorphines secrétées naturellement dans le lait et le sang, qui apaisent maman et bébé tout à la fois.
Comment se crée le maternage
Ainsi, l’allaitement maternel favorise la création d’un lien d’amour puissant, bénéfique pour l’enfant qui en gardera le modèle toute sa vie, et pour sa mère, qui devient peu à peu, sans le savoir, maternante. Cela se met en place d’une manière simple et naturelle lorsque la maman donne le sein véritablement à la demande de l’enfant qui régule ainsi ses apports par lui-même comme il le faisait avant dans notre ventre, avec le placenta. Habituée à suivre la demande de son enfant, la maman sera mois encline à ne pas respecter ses rythmes biologiques. Ainsi, elle aura moins tendance à laisser pleurer son bébé, à exiger de lui un sommeil parfait selon ses critères à elle, à le forcer à manger lorsque le temps des solides sera venu, à lui refuser son temps, son écoute attentive et sa tendresse tant qu’il en exprimera le besoin…
Pour cela, il est nécessaire d’avoir confiance en sa capacité à fabriquer du lait, primordial de savoir où trouver un soutien de qualité pour avoir les réponses adaptées aux difficultés passagères des premières semaines, conseillé de se retrouver avec d’autres mères pour partager ses expériences et renforcer la confiance en ses capacités, et fondamental de suivre la demande de son enfant en oubliant toute règle de quantité, de durée et de fréquence des tétées.
Les conséquences du non-maternage
Le résultat de la culture de séparation, particulièrement développée en France, c’est un nombre croissant de mères qui font des dépressions du post-partum (dans les mois qui suivent la naissance), des jeunes mamans qui sont perdues au milieu de tous les conseils contradictoires qui leur sont délivrés de tous côtés par la famille, les relations, les médias ; des femmes tiraillées entre leur instinct maternel qui les incite à materner et l’entourage familial et social qui prône la séparation et la « mise au pas » du bébé.
Mais les conséquences de l’absence de maternage ce sont surtout des enfants pas du tout ou très peu allaités, peu portés, qui ont bénéficié de très peu de contacts peau-à-peau, qui sont sommés de s’endormir seuls, dans une pièce à part, parfois en pleurant, et qui, pour finir sont confiés durant de longues journées à des personnes qui leur sont étrangères à l’âge de 10 semaines selon le congé de maternité français.
L’absence d’allaitement (et l’allaitement court) a de très nombreuses répercussions en terme de santé physique, pour les enfants mais aussi pour leurs mères, et des conséquences financières importantes pour les familles et les sociétés.
Mais les conséquences majeures du non-maternage sont psychologiques. Elles se retrouvent tout au long de la vie avec des relations parents-enfants difficiles, une forte croissance du recours au soutien psychologique pour les enfants, l’augmentation des dépressions, des suicides et des comportements toxicomaniaques des adolescents, et plus généralement l’accroissement de la violence de la société, dont les racines sont à chercher dans un développement bancal de la capacité d’aimer de nos enfants. En effet, en l’absence de maternage, et de prise en compte de leurs besoins et de leur rythmes, les enfants ressentent une carence affective à un âge précoce où ils n’ont pas les ressources nécessaires pour le comprendre et l’accepter. Ce qui est bien logique, puisque c’est justement dans la petite enfance que se fabrique la sécurité affective, qui est le socle de toute la construction de l’individualité. Un sentiment profond de frustration s’inscrit alors en l’enfant non materné. Cette frustration qui influence le comportement à tout moment est tout à fait visible dans les relations entre enfants au square ou à l’école, incapables de prêter, de demander sans prendre de force, de faire preuve d’empathie au lieu de moquerie. Cette frustration se retrouve aussi dans les relations parents-enfants qui sont entâchées d’un besoin permanent de l’enfant de vérifier l’amour de ses parents, d’autant plus s’il ne reçoit que colère et punition en retour de ses provocations. Enfin, cette frustration se retrouve chez l’adulte, jamais satisfait de son sort, de plus en plus prêt à tout pour « réussir », de plus en plus individualiste, égoïste et indifférent à la souffrance d’autrui, de plus en plus infantile et irresponsable.
Les erreurs principales
En France, il est plutôt de bon ton de considérer l’enfant comme une source de contraintes et les soins à lui apporter comme une succession de corvées. Pour preuve de cette habitude, il n’y a qu’a écouter la phrase quotidienne de conclusion de la présentatrice de l’émission « les maternelles » sur la 5è chaîne de télévision française… Nous partons bien souvent du principe que les enfants sont tous des vauriens en puissance, prêts à tout moment à faire une bêtise pour le seul plaisir de nous embêter et que seule une éducation rigide permet de les mettre sur le « droit chemin » et de conserver l’autorité. Nous voyons la relation parent-enfant comme une relation de domination où le plus fort l’emporte toujours. Pourtant, comme le disait Françoise Dolto dans La cause des enfants, « Nous avons un mythe de progression du foetus, de la naissance à l’âge adulte, qui fait que nous identifions la progression du corps à celle de l’intelligence. Or, l’intelligence symbolique est étale de la conception à la mort ». C’est nous, parents et éducateurs en refoulant sans cesse l’enfant en nous et en exigeant des enfants qu’ils se comportent comme nous le voulons, qui les rendons impatients, coléreux, irrespectueux, individualistes, égoïstes, violents, en étant tour à tour tout cela avec eux. Ainsi se répète de génération en génération une société pour adultes, amputée des forces inventives, créatiques et poétiques de l’enfance, qui sont le ferment de renouveau des sociétés.
Dans les cultures occidentales dites « de séparation », nous confondons malheureusement autonomie et indépendance. L’autonomie veut dire « suivre son propre chemin », on ne peut donc pas la donner à l’enfant, c’est lui qui devient autonome peu à peu, en franchissant à son rythme des étapes progressives. Il faut un temps pour chaque chose : 9 mois pour être prêt à affronter la vie aérienne, 12 mois pour apprendre à marcher, 18 mois pour apprendre à parler et plusieurs années pour acquérir ce que Boris Cyrulnik appelle l’attachement sécure. L’évolution de la puériculture dans le domaine de la propreté est exemplaire. En effet, si dans les années 50 les enfants étaient « dressés » à faire sur le pot dès qu’ils tenaient assis, on fait aujourd’hui très nettement marche arrière en revenant à un respect du rythme normal pour cet apprentissage qui se déroule facilement entre la deuxième et la troisième année si l’on a attendu que l’enfant soir prêt. Il n’en va pas autrement pour la prise d’autonomie, étroitement liée à la qualité de l’estime de soi. De la même façon que l’on apprend pas à nager à une personne apeurée par l’eau en la jetant d’emblée dans la piscine, mais en lui faisant apprivoiser progressivement cet élément angoissant ; on ne rend pas un enfant indépendant et autonome en le forçant à se séparer de ceux qu’il aime avant qu’il n’y soit prêt. Ce faisant, on fragilise psychiquement l’enfant qui apprend alors qu’il ne peut compter sur personne, même pas sur ceux qui l’ont voulu, désiré, attendu, et dont il dépend totalement. Comment, par la suite, la vie durant, être capable d’établir des relations basées sur la confiance ?
On confond aussi dépendance affective et addiction alors que cette dernière découle d’un manque de la première. C’est en effet pour combler le vide laissé par l’absence de dépendance affective à la mère et le manque de plaisir vécu à travers une relation d’amour puissante, que l’enfant, devenu grand, va rechercher à être dépendant d’une autre source de plaisir, par l’addiction à des produits ou des comportements pourvoyeurs de plaisirs, qui ne cessent de prendre de l’ampleur. Nous initions nous-mêmes fort bien nos enfants au recours à la substitution en les nourrissant au biberon (rapidement pris seul) avec un lait dit « de substitution » qui leur procure bien moins de satisfactions et bien plus de frustrations ; puis en leur proposant un doudou, qui se veut le substitut de la mère, non seulement accepté, mais même fortement recommandé. Ce faisant nous leur apprenons aussi à se consoler et se rassurer auprès d’objets et non auprès de personnes, ce qui va dans le sens d’une société toujours plus consommatrice et matérielle.
Changer l’éducation pour changer l’homme
Pour l’évolution vers une société plus solidaire et plus respectueuse de son environnement, il nous faut développer la capacité d’aimer, d’écouter, de partager, de pardonner, de donner de soi-même. Or pour pouvoir donner il faut d’abord avoir reçu. Comment être patient et compréhensif quand nos appels sont restés vains ? Comment être généreux quand nos besoins ont été négligés ? Comment être capable d’aimer vraiment l’autre pour lui-même et non pour ce qu’il nous apporte, quand on ne s’est pas senti aimé pour ce que l’on est ? Comment offrir à notre tour notre amour inconditionnel à nos enfants quand on a été aimé seulement sous certaines conditions ? On doit à Alice Miller la description des conséquences effroyables d’une éducation basée sur la violence et l’humiliation, avec ses livres sur l’enfance d’Hitler et celle de Staline, entre autres. A l’inverse, je suis certaine qu’il n’est pas d’homme fondamentalement bon qui n’ait pas bénéficié d’une relation d’amour saine et puissante avec sa mère…
Définition : le syndrome du bébé secoué (SBS) est le nom courant désignant les lésions serieuses au cerveau infligées à un enfant lorsqu’il est secoué.
Ces secousses intempestives, peuvent être infligées, volontairement ou nom, par un tiers tenant l’enfant par le torax ou par les membres.
Un bébé qui a été secoué peut :
- arrêter de respirer
- avoir des convulsions
- avoir des problèmes de mouvement ou de coordination
- baver sans cesse
- mourir
IL NE FAUT JAMAIS SECOUER UN BÉBÉ, POUR TOUTE RAISON QUE SE SOIT !!!
- Si un bébé semble avoir arrêté de respirer, composer le 15 (S.A.M.U) ou le 18 (Pompiers) : Le secouer ne servira à rien et ne le fera pas recommencer à respirer. Le seul traitement convenable est le respiration artificielle ou réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
- Si un bébé pleure, il faut peut être simplement : lui parler, lui donner un peut de lait ou d’eau, le bercer doucement, changer sa couche, le promener, lui faire un câlin, lui masser le ventre, lui donner un bain tiède.
Un bébé en bonne santé peut pleurer : c’est sa manière de s’exprimer.
- Vous êtes exédé(e), paniqué(e), vous ne savez plus quoi faire : NE RESTEZ PAS SEUL(E). Apellez la famille, un voisin, une amie. Il faut prévoir un « plan de secours ».
Il n’est pas facile d’être parent ou éducateur. Les pleurs constants d’un bébé peuvent constituer une source de stress et un dangereux déclencheur…
PARENTS : RESSAISISSEZ VOUS, AVANT DE SAISIR VOTRE ENFANT… le secouer risque de le marquer à vie ! Sa tête est lourde, son cou et son cerveau sont fragiles. En cas de difficultés, ne restez pas seul(e). Consulter la PMI, votre médecin, un pédiatre, une assistante sociale.
Parler du problème, exprimer son angoisse, permet une évacuation réelle du stress déclencheur.
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la mort subite du nourrisson est le décès brutal et inattendu d’un enfant considéré jusque là comme bien portant ; décès qu’aucun examen, y compris l’autopsie, ne peut expliquer.
En France, on dénombre environ 350 décès par an (1 mois à 1 an), avec une prédominance du sexe masculin, d’un âge inferieur à 6 mois (pic entre 2 et 4 mois), et une recrudescence hivernale.
Les facteurs de risque :
- Prématurité et retard de croissance intra utérin
- Pathologie associée neurologique ou respiratoire
- Milieu socio-économique défavorisé (tabagisme)
- Décubitus ventral (coucher l’enfant sur le ventre)
- Température excessive de la chambre
- Habits en excès
- Conditions de couchage inappropriées (couette, édredon, couverture, matelas trop étroit pour le lit laissant un espace entre la literie et les montants du berceau)
Mesures de prévention de la MSN :
- Position de couchage en décubitus dorsal (coucher l’enfant sur le dos réduit de 70% la mort subite du nourrisson)
- Maintien de la température de la chambre aux alentours de 19°
- Ne pas surcouvrir l’enfant
- Proscrire l’usage de draps, couettes, couvertures, oreillers et tours de lit sous lesquels le nourrisson risque de se retrouver enfoui. Vous devez utiliser une turbulette ou une gigoteuse adaptée à sa taille.
Limiter ou interdire le tabagisme familial pendant et après la grossesse.
LE RESPECT DE CES CONSIGNES PEUT PERMETTRE DE REDUIRE DE 20 à 50 % LA MORT SUBITE DU NOURRISSON. CHANGEZ VOS HABITUDES !!!
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